Témoignages de participants Rotary Youth Exchange Eté 2019 à Taïwan

Mon échange en Inde (Nagpur)
 

Je m'appelle Juliette et j'ai participé aux échanges d'un an du Rotary de juillet 2019 à mars 2020.

Mon échange devait durer jusqu'en mai 2020, mais à cause du COVID-19, j'ai du rentrer plus tôt.

J'ai passé 9 mois en Inde, dont 8 à Nagpur, au centre de l'Inde est l'endroit le plus chaud du pays.

Pendant le mois de Novembre, j'ai voyagé tout au Sud de l'Inde, pendant 22 jours. Normalement, j'aurais eu droit à un tour au Nord en Mars, annulé également. j'ai pris la dernière place disponible en Inde, après avoir cru que j'irais aux Philippines jusqu'à avril 2019.

Le changement de destination a un peu chamboulé ma vision de ce que mon échange allait être : adieu les plages et bonjour les sarees. Pour autant, je ne regrette absolument pas les étapes qui ont mené à ce que je me retrouve en Inde.

 

https://www.crjfr.org/offres/linkfile_fiche_inline_src/600/form_3746/4-26061_495664_img_e6801.JPGQuel que soit le pays dans lequel vous allez, l'expérience que vous allez vivre vous fera penser que c'était votre destin d'aller dans celui-ci.

L'inde m'a apprise beaucoup de choses, dont la patience et la vulnérabilité.

J'ai eu deux familles d'accueil différentes, qui contrairement à ce que je pensais avant d'arriver, étaient dans la classe moyenne indienne. J'ai eu des débats sur la religion, sur les langues, sur les traditions différentes entre la France et l'Inde, et je me suis fait des amis venant des 4 coins du monde.

Mon école était une école de filles, et malgré le fait que j'avais eu mon BAC juste avant de partir, je me suis retrouvé en "eleven commerce", soit l'équivalent d'une première ES là-bas. La plupart des écoles proposent des cours en anglais ET hindi. En même temps. C'est à dire que une phrase sur deux change de langue. J'ai beaucoup travaillé sur mon anglais et très peu progressé en hindi au cours de l'année : difficile quand tout le monde s'adresse à moi directement en anglais.

Les plus pauvres ne connaissent pas cette langue, mais les cercles rotariens dans lesquels j'évoluais étaient tous bilingues anglais-hindi si non trilingues avec le marathi, la langue régionale.

Je me rappelle avoir été stressée à propos de cette histoire de langue avant de partir : est si personne ne parlait anglais là-bas ? Ce n'était pas le cas.

Je ne me suis jamais sentie en danger dans les rues, mais il est vrai que il est vivement déconseillé d'être seule ou même à deux une fois la nuit tombée dehors, comme dans toutes les villes du monde.

En temps que personne blanche, beaucoup d'indiens me demandaient des photos. Il y a peu d'étrangers, ma couleur de peau leur paraissait donc exceptionnelle au sens premier.

C'était un échange très instructif, et je reviens en France avec plus de confiance et moi et de détermination pour devenir ce que je veux être.

 

 

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